« La politique de la vie, elle commence par l'action en faveur de la paix dans le monde.
La politique de la vie, elle commence par la compréhension, le respect, la solidarité............
L'homme a perdu sa foi aveugle dans le progrès. L'angoisse que son existence est sans cesse menacée le ronge et lui gâche la vie.
Hier il avançait sans réfléchir, persuadé de son bon droit, soumettant la nature à sa volonté au nom du progrès, tirant sur les générations futures des traites non remboursables, causant des dégâts à jamais irréparables.
Aujourd'hui il n'ose plus bouger, lesté par le remords, la culpabilité, et le principe de précaution. Hier on faisait trop. Aujourd'hui pas assez.
Hier se croyant tout permis, et aujourd'hui se voyant tout interdit, le voilà rongé par l'angoisse de se tromper, de faire quelque chose dont l'avenir dirait que c'était une faute............
Certains proposent de tout arrêter, de revenir en arrière, de récuser la science, de mettre la raison de côté. Je ne partage pas cet avis............
On sauvera l'humanité en remettant de l'humain dans la politique et dans la civilisation.
On sauvera l'humanité en mettant la science et l'économie au service de l'homme et non l'homme au service de la science et de l'économie.
On sauvera l'humanité en se battant contre la déraison par la raison.
On sauvera l'humanité en lui faisant préférer la recherche du bonheur plutôt que la volonté de puissance.
On sauvera l'humanité en non par la décroissance mais par le développement.
On sauvera l'humanité non en détruisant l'économie de marché mais en l'obligeant à prendre en compte toutes les conséquences et donc tous les coûts.............
Je veux rendre au travailleur la première place dans la société. Je n'accepte pas que l'assisté ait les mêmes revenus que le travailleur.
C'est tout le sens de mon projet politique : je veux redonner au beau nom de travailleur le prestige qu'il a perdu, parce qu'en abaissant le travailleur on a abaissé l'Homme.
Je veux réhabiliter le travailleur qui a été trop longtemps ignoré par la droite et qui a été trahi par la gauche.
La fin du travail est un mythe. Le grand problème de la France c'est qu'elle travaille moins quand les autres travaillent plus. Le grand problème de la France c'est qu'elle ne crée plus assez de travail pour financer les retraites, la protection sociale, pour rembourser la dette, pour élever le niveau de vie, pour réduire la précarité, le chômage, les inégalités, pour faire fonctionner notre modèle d'intégration sociale. Ce problème est un problème moral. La crise de la valeur travail est au c½ur de la crise morale.
Le travail n'est pas l'ennemi !..............
Le travail c'est le moyen par lequel l'homme se libère de la rareté et de la violence. C'est l'égalité des chances, c'est la promotion sociale, c'est le fondement de la citoyenneté............
A quoi servirait d'être candidat si on n'a rien à dire, à proposer, à faire parce que l'on a décidé de s'agenouiller devant la fatalité. La fatalité ne fait pas partie de mon vocabulaire...........
La politique de la vie c'est celle qui se fixe pour objectif qu'il n'y ait plus de travailleurs pauvres.
La politique de la vie c'est celle qui fait de l'amélioration des conditions de travail une priorité.
La politique de la vie c'est celle qui n'accepte pas que les accidents du travail soient plus fréquents en France qu'ailleurs, et qui fait payer des primes plus élevées aux entreprises qui enregistrent plus d'accidents.
La politique de la vie c'est le contraire de l'égalitarisme et de l'assistanat qui sont dégradants pour la personne humaine. Ils empêchent ceux qui veulent réussir de réussir. Ils démoralisent ceux qui se donnent du mal. Ils rendent toujours plus dépendants et plus vulnérables ceux qui en bénéficient. Ils tirent tout le monde vers le minimum au lieu de tirer chacun vers le maximum.
Le Parti Socialiste veut une société du minimum, je souhaite une société du maximum, parce qu'avec le minimum on ne vit pas, on survit............
La politique de la vie c'est celle qui aide ceux qui en ont besoin, ceux que les accidents de la vie ont abîmés au point qu'ils n'arrivent plus à se tenir debout tous seuls. Ma France, c'est celle qui ne laisse personne dans la détresse, où l'Etat tend la main à l'enfant pauvre, au malade, au handicapé, à la personne âgée qui est dépendante, où l'Etat accompagne ceux qui veulent s'en sortir, ceux qui sont prêts à faire un effort sur eux-mêmes, où l'Etat donne à ceux qui n'ont plus la force de vouloir, l'énergie de vouloir de nouveau.
Car vouloir pour soi-même, c'est espérer encore. Et toute la grandeur de l'homme est dans cette espérance qui le pousse à se dépasser, qui fait de sa vie une aventure dans laquelle rien n'est écrit par avance, qui le fait acteur et non spectateur de sa propre histoire.
La politique c'est celle qui a pour but que brûle toujours dans le c½ur de chacun la flamme de l'espérance qui indique à l'homme qu'il est maître de sa destinée.
Si je souhaite qu'il n'y ait plus aucun revenu d'assistance sans une activité d'intérêt général qui en soit la contrepartie, c'est parce que je veux que celui qui est secouru retrouve l'estime de lui-même dans la reconnaissance de son utilité sociale. Sans l'estime de soi on ne vit pas, on survit.............
Mais c'est évidemment dans le combat écologique que se trouve la possibilité d'agir sur les causes qui menacent la vie. L'écologie ce n'est pas un problème de confort. C'est le problème même de la vie qui se trouve posé. Nous avons tous failli. Gauche, droite, nul n'a de leçons à donner.
Il est temps de réagir.
La réponse au défi écologique c'est une politique qui fait prévaloir le point de vue de la vie sur tous les autres........
La politique qui fait prévaloir le point de vue de la vie c'est une politique de responsabilité.
Pour préserver l'avenir il faut que les générations présentes cessent de préempter toutes les ressources des générations futures. Il faut que chacun d'entre nous cesse de tirer des traites écologiques sur les générations à venir. La vie détruite ne ressuscitera pas. Les ressources épuisées ne reviendront pas. L'équité entre les générations est une nécessité vitale et morale. Elle exige que chacun paye ce qu'il consomme. Elle exige que chaque génération supporte entièrement le coût des décisions qu'elle prend sans le reporter sur les suivantes. C'est parce que nous avons tous une responsabilité illimitée vis-à-vis des générations futures que je souhaite, dans l'économie, que les maisons-mères soient responsables de façon illimitée des dégâts causés à l'environnement par leurs filiales. Je n'accepte pas que l'on puisse saccager un territoire et fuir du jour au lendemain sans avoir de compte à rendre sur ses actes. C'est une révolution par rapport au droit commun de la responsabilité limité. Cette révolution, je souhaite que la France l'accomplisse. Mais si je suis élu je proposerai à nos partenaires de l'inscrire dans le droit européen.............
La politique qui fait prévaloir le point de vue de la vie, c'est une politique de développement durable.
Le développement durable ce n'est pas la fin du travail, c'est l'emploi durable.
Ce n'est pas la croissance zéro, c'est la croissance durable.
Ce n'est pas le rejet de la technique, c'est la technologie propre.
Ce n'est pas l'abolition du marché, c'est le principe pollueur-payeur.
Ce n'est pas la frilosité, c'est la responsabilité............
Je n'ai plus que deux choses à vous dire, deux choses qui viennent du fond du c½ur,
Vive la République,
Vive la France. »