les grands défis qui attendent l'Europe en 2008:
le traité de Lisbonne :
"Pour Alain Lamassoure, ce traité va permettre à l'Europe d'être :
- plus efficace, notamment à travers l'extension du vote à la majorité qualifiée
- plus démocratique, car l'Europe aura ses propres dirigeants, à savoir le président du Conseil, le Haut représentant aux Affaires étrangères, et le président de la Commission
- plus utile à nos concitoyens : en effet l'Europe se concentrera sur des sujets pratiques, et le président de la Commission sera élu par le parlement européen, ce qui représente une avancée sur le plan démocratique.
François Fillon a présenté le Traité européen comme « un rêve de civilisation » capable « d'équilibrer les forces » dans le monde. Aujourd'hui, l'Europe est « un rêve de société (...) plus juste, plus inventive, plus prospère que nous désirons tous et qui demain, grâce à l'Europe et grâce aux institutions que nous mettons en place, peut devenir réalité ». L'Europe doit être « une civilisation sachant protéger clairement ses intérêts, mais sachant aussi se faire l'interprète d'un monde mieux équilibré et plus équitable ».
Le Premier ministre a également insisté sur l'efficacité renforcée des institutions désormais capables de mieux défendre les priorités des différents pays européens et de la France à savoir : l'énergie, l'économie, la sécurité et l'immigration. « Grâce à cette légitimité d'action, nos priorités politiques vont pouvoir être défendues et mises en œuvre ». L'Europe grâce à son intégration économique et monétaire a su faire face aux différentes crises et protectionnisme sévères qui la menaçaient et, « a réalisé les conditions d'une prospérité durable ».
« Présidence française de l'Union européenne : quelles politique pour une Europe qui protège ? »
- Mettre en place une politique énergétique commune : quatre défis attendent l'Europe : établir un vrai marché européen, améliorer l'efficacité énergétique, assurer la production énergétique à l'extérieur, développer les technologies.
- Créer une défense européenne commune
- Instituer une politique d'immigration commune
-prôner l'importance de la souveraineté alimentaire de l'Europe. Face à l'augmentation du prix des matières premières, l'Europe doit être autonome pour sa production.
L'aspect économique doit aussi être pris en compte : « nous sommes désormais dans l'ère de la mondialisation » soulignant qu' «au début du XXème siècle, le monde était très euro central, un habitant de la planète sur quatre était européen. (...) A la fin du XXIème siècle, une personne sur quatorze sera européenne. ».
Dans un monde où la liberté s'est étendue au-delà de l'Europe, les échanges se sont intensifiés et la compétition est devenue de plus en plus rude, a expliqué Mme Merkel. Il n'est donc pas envisageable de concevoir l'Europe comme au XXème siècle.
L'Europe doit s'attacher à soutenir des valeurs communes : « ce sont des valeurs que nous devons défendre et c'est grâce à ces valeurs que le monde nous regardera pour voir (...) comment nous regroupons nos intérêts, (...) comment nous mettons en place des règles que nous parvenons à imposer. Cela va demander beaucoup d'audace, de courage et d'énergie. »
Le nouveau traité de Lisbonne avec les modifications institutionnelles qu'il apporte dans le sens d'une plus grande démocratie, d'une plus garde transparence dans les décisions, va imposer à la future présidence française de l'Europe « d'accompagner cette voie vers une nouvelle Europe ». A ce titre, la France pourra « compter sur le soutien de l'Allemagne ».
Etre capable de se défendre contre la menace terroriste, intensifier la coopération en Europe, ou encore poser la question de l'énergie et du climat sont autant de grands défis que l'Europe doit relever, à coté des défis économiques.
La question du climat est aussi essentielle : « Ayons une grande ambition, celle de faire du continent européen, celui qui le premier, aura compris que la planète court à sa perte si nous ne prenons pas des engagements en matière de développement durable extrêmement sévères et si nous ne sommes pas exemplaires. » Il s'agira ensuite d'entraîner le plus grand nombre de pays dans cette voix.
Ainsi ont été définies les priorités de la présidence française de l'UE. D'autres sujets ont également été abordés, comme la question de l'élargissement de l'Europe.
En conclusion, le Chef de l'Etat a délivré un message d'espoir pour l'avenir soulignant que les peuples attendent des responsables politiques des pays de l'Union européenne qu'ils aient une « grande ambition » pour l'Europe.
Faisant allusion à la prochaine présidence française de l'Union européenne, il s'est engagé à avoir une « culture de l'écoute et du compromis » et à la « mettre au service de l'action »."